
Une fois le shooting photo terminé, le travail du photographe professionnel n’est pas fini ! En effet, il doit préparer ses clichés pour la phase de post-production. Qu’il s’agisse de visuels mode, beauté ou de portraits, il est important d’anticiper cette phase pour optimiser le temps de retouche, éviter les allers-retours inutiles et obtenir un rendu final conforme aux objectifs du projet. Simataï vous présente les quatre étapes essentielles à suivre !
1) Clarifier les attentes du client dès le départ
Avant tout projet photographique, il est essentiel de définir précisément les intentions du client. La première question à se poser concerne l’objectif du shooting et l’usage final des visuels. Une image destinée à une fiche produit e-commerce, à un post sur les réseaux sociaux ou à une campagne print n’implique ni le même niveau d’exigence ni les mêmes contraintes techniques.
Les standards de qualité attendus doivent également être clarifiés. Un simple « nettoyage » n’a rien à voir avec une retouche premium, où les textures sont préservées, les tons parfaitement maîtrisés et le rendu naturel.
À cela s’ajoutent les règles visuelles de la marque, lorsqu’elles existent : palette de couleurs spécifiques, types d’ambiance et d’arrière-plan, orientation des ombres, style éditorial, etc.
2) Sélectionner les meilleurs clichés
La sélection des images est une étape stratégique. Retoucher un cliché techniquement faible ou mal choisi représente une perte de temps, et donc d’argent. Pour les portraits ou les photos de mode, il convient de privilégier les visuels avec une pose naturelle, une tenue bien positionnée et un bon éclairage du vêtement. Pour les produits, on sélectionnera en priorité les images avec des contours nets, peu de reflets parasites, une excellente lisibilité des détails et une couleur fidèle.
Avant toute retouche, un contrôle technique rapide s’impose. Il permet d’identifier d’éventuels problèmes qui limiteront le rendu final :
- Manque de netteté globale ou flou localisé (en raison d’un mouvement par exemple) ;
- Bruit numérique visible ;
- Zones surexposées irrécupérables.
Certaines erreurs ne peuvent pas être corrigées proprement en post-production et doivent donc être détectées le plus tôt possible.
3) Fournir des fichiers adaptés à une retouche professionnelle
L’état des fichiers transmis conditionne directement la qualité de la retouche. Le format RAW est à privilégier, car il conserve l’ensemble des informations captées lors de la prise de vue et permet donc au retoucheur de travailler à partir d’un maximum de détails. Contrairement au JPEG, il offre une plus grande latitude de correction, notamment sur l’exposition et l’ajustement des tonalités.
Par ailleurs, le profil colorimétrique (sRGB, CMJN, Adobe RVB) des images doit être adapté au logiciel de retouche. Le profil sRGB est généralement compatible avec de nombreux outils, mais cela doit être confirmé avec vos interlocuteurs en amont.
Enfin, une organisation rigoureuse est indispensable, surtout sur des séries importantes ou des projets collaboratifs. Classer les images, nommer clairement les fichiers et structurer les dossiers facilite les échanges entre photographe, retoucheur et client, et sécurise le flux de production.
4) Préparer la cohérence visuelle de l’ensemble
Lorsque plusieurs images composent une séquence, la cohérence visuelle est primordiale. La retouche peut aider à l’obtenir, mais une partie du travail doit être réalisée en amont avec une sélection précise des clichés. Ainsi, pour une série d’un même produit, le photographe professionnel doit privilégier les photos présentant dès le début des éclairages et couleurs similaires, des angles complémentaires et une balance des blancs homogène. Une fois l’ensemble retouché, le résultat sera naturellement harmonieux, sans corrections excessives qui pourraient dénaturer le visuel.
Enfin, le choix et la préparation des arrière-plans jouent un rôle clé, notamment pour les visuels e-commerce. Fond blanc, coloré ou décor « lifestyle » impliquent des traitements différents. Le type d’ombre doit également être anticipé (naturelle ou ajoutée, intense ou légère). Une réflexion menée trop tard sur ces éléments peut donner un rendu artificiel et hétéroclite qui nuirait à l’identité visuelle globale.
Bien préparer ses images avant la post-production, c’est s’assurer un résultat professionnel et esthétique. Pour aller plus loin et bénéficier d’un accompagnement sur mesure, n’hésitez pas à contacter un studio spécialisé comme Simataï. Habitués aux exigences du e-commerce, nous réalisons tous vos projets de retouche photo !